Cette décision, saluée par Washington, confirme la volonté de la communauté internationale de reconnaître les efforts du gouvernement post-Bachar el-Assad dans la lutte contre le terrorisme et la stabilisation régionale.
La résolution onusienne retire Ahmed al-Charaa et son ministre de l’Intérieur, Anas Khattab, de la liste noire des personnes liées à Daech et à al-Qaïda. Ils ne seront plus soumis aux restrictions de voyage, ni au gel de leurs avoirs, ni à l’embargo sur les armes, indique Carrie Nooten, correspondante de l’ONU à New York.
Ancien combattant jihadiste reconverti en chef d’État, Ahmed al-Charaa avait déjà bénéficié d’une exemption temporaire du comité des sanctions pour ses déplacements diplomatiques. Cette levée complète marque une reconnaissance politique claire des progrès accomplis par son administration dans la lutte contre les trafics d’armes et de stupéfiants, ainsi que dans la démantèlement des armes chimiques encore présentes sur le territoire.
Washington ouvre ses portes à Damas
Ce tournant diplomatique intervient à quelques jours d’une rencontre historique : Ahmed al-Charaa sera le premier président syrien reçu à Washington, ce lundi 10 novembre.
La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a confirmé que Donald Trump abordera avec son homologue syrien la coopération antiterroriste et la reconstruction économique, rappelant que les États-Unis avaient déjà levé leurs propres sanctions contre la Syrie en mai dernier.
De son côté, le ministre syrien des Affaires étrangères, Assad al-Chaibani, a salué sur X (anciennement Twitter) la décision du Conseil de sécurité, exprimant sa « reconnaissance envers les pays amis » et évoquant la « confiance retrouvée dans le leadership du président Charaa ».
L’ambassadeur syrien à l’ONU, Ibrahim Olabi, a, lui aussi, vu dans cette résolution « la volonté du peuple syrien de tourner la page et de redonner à la Syrie sa place légitime parmi les Nations ».
Un consensus presque total au Conseil de sécurité
Le texte a été adopté à une quasi-unanimité, signe d’un rare consensus autour du dossier syrien. Seule la Chine s’est abstenue, exprimant des réserves sur la présence persistante de combattants étrangers susceptibles de déstabiliser le pays.
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