En Côte d’Ivoire, les résultats des élections législatives continuent de susciter de vives réactions. À Tiassalé, dans le sud du pays, le député indépendant sortant Antoine Tiémoko Assalé refuse de reconnaître sa défaite face au candidat du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Il dénonce de « graves irrégularités » et parle d’un véritable « braquage électoral », estimant que les chiffres proclamés ne reflètent pas la réalité des urnes.
Selon lui, des procès-verbaux en sa possession démontreraient une manipulation des résultats en faveur de son adversaire. En réponse, le candidat RHDP, Dramane Sanogo, rejette ces accusations et invite son opposant à saisir le Conseil constitutionnel, seule instance habilitée à trancher les contentieux électoraux.
Parallèlement, le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), formation de l’ancien président Laurent Gbagbo, remet en cause la légitimité même de ces élections législatives. Le parti, qui avait appelé au boycott du scrutin, estime que le processus électoral est « profondément discrédité ». Sa direction maintient par ailleurs les sanctions contre les cadres ayant désobéi à la consigne de boycott, malgré l’élection d’un seul candidat issu de ses rangs.
Alors que le RHDP revendique une large majorité à l’Assemblée nationale, ces contestations nourrissent un climat de tensions politiques en Côte d’Ivoire, à quelques mois de nouvelles échéances électorales majeures.
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