L’annonce officielle a été faite lundi 3 novembre par François Ndong Obiang, ministre en charge de la Réforme des institutions. Selon lui, les ministres concernés disposent d’un délai de deux semaines pour remettre leur démission, avant l’installation du bureau de l’Assemblée nationale prévue le 17 novembre.
« Conformément à l’article 73 de la Constitution gabonaise, les fonctions de membre du gouvernement sont incompatibles avec l’exercice d’un mandat parlementaire. Les ministres concernés doivent déposer leur démission auprès du président de la République avant l’installation du bureau du Parlement », a rappelé François Ndong Obiang.
Cette décision surprend par sa rigueur, puisque dans le passé, les ministres élus députés pouvaient conserver simultanément leurs deux fonctions. Elle touche plusieurs figures majeures de l’actuel gouvernement, dont Alexandre Barro Chambrier, chargé de la coordination gouvernementale, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, ministre des Transports et proche du président, ainsi que le général Brigitte Okanowa, ministre de la Défense, et Carmelia Ntoutoume Leclercq, ministre de l’Éducation nationale.
Un juriste interrogé souligne que le président pourrait toutefois reconduire certains ministres dans leurs fonctions, à condition qu’ils renoncent à leur mandat parlementaire.
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