Le nouvel ensemble de données recense 15 188 mines et installations de traitement couvrant 47 matières premières. La Chine, l’Australie et les États-Unis concentrent à eux seuls 45 % de ces sites, soulignant la répartition inégale de l’empreinte mondiale.
Parmi les matières premières, le charbon domine largement avec 43 % des mines recensées, suivi par l’or, le cuivre et le minerai de fer. Sur le plan métallurgique, la Chine se distingue avec 426 fonderies, raffineries et aciéries, un chiffre qui illustre son rôle central dans la transformation des ressources.
Dans son communiqué, l’ICMM rappelle que : « L’industrie minière et métallurgique est mondiale, mais son empreinte est inégalement répartie. »
Un outil stratégique pour la transition énergétique
L’exploitation minière et les métaux sont au cœur de la production d’énergies renouvelables, de batteries et d’infrastructures durables. Mais jusqu’à présent, les données disponibles restaient fragmentées, souvent incomplètes ou limitées à une région ou un produit.
« Plus de 75 % des économies nationales ont au moins un lien avec l’exploitation minière à grande échelle ou le traitement des minerais », souligne Rohitesh Dhawan, président et directeur général de l’ICMM.
Il ajoute :qu’ « il est essentiel d’avoir une vue d’ensemble de l’emplacement, du type, des produits et de l’empreinte de ces installations afin d’éclairer les débats publics et politiques. »
Cet outil vise donc à renforcer la transparence, à fournir des données comparables et à aider les gouvernements, les investisseurs et les ONG à prendre des décisions éclairées.
Indicateurs globaux de durabilité
Le projet du CIMM est pluriannuel et va au-delà d’un simple inventaire. Il constitue la première étape d’une démarche qui doit aboutir à la création d’indicateurs clés de durabilité. Ces indicateurs permettront d’évaluer de façon plus précise les impacts sociaux, économiques et environnementaux der l’industrie minière et métallurgique.
Janez Potočnik, coprésident de l’International Resource Panel, a déclaré dans le communiqué :« Des données fiables, transparentes et consolidées sont une condition préalable fondamentale pour l’élaboration de politiques fondées sur des données probantes, une gouvernance efficace et des progrès vers les objectifs de durabilité. »
De son côté, Emma Gagen, directrice des données et de la recherche au CIMM, insiste sur le changement de paradigme : « Même des statistiques aussi élémentaires que le nombre de mines, de raffineries et de fonderies dans le monde ont été difficiles à établir dans le passé. Notre objectif est de dépasser les rapports fragmentés et de créer une source crédible et partagée. »
L’ICMM appelle d’ailleurs les acteurs régionaux, universitaires et institutionnels à collaborer afin de combler les lacunes et d’améliorer la précision des informations.
Une contribution à la transparence mondiale
Le Global Mining Dataset ne prétend pas être exhaustif. Sa méthodologie sous-estime probablement le nombre total d’installations dans le monde, mais il constitue une base solide pour bâtir un système d’information commun et accessible.
Selon l’ICMM, cette initiative représente une avancée majeure pour comprendre le rôle évolutif des minéraux et métaux dans la transition énergétique et dans les dynamiques géopolitiques mondiales. Elle doit aussi favoriser une meilleure gouvernance du secteur et responsabiliser l’ensemblet des acteurs des chaînes d’approvisionnement.
À propos du CIMM
Le Conseil International des Mines et Métaux (CIMM/ICMM) est une organisation mondiale qui regroupe les plus grandes entreprises minières et métallurgiques ainsi que des associations nationales. Sa mission est de promouvoir une industrie responsable, transparente et durable, capable de concilier6 croissance économique, transition énergétique et respect de l’environnement.
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