Cette décision historique, annoncée par le président William Ruto en décembre 2023, marque une étape majeure vers l’intégration africaine et la libre circulation des personnes sur le continent.
Les citoyens africains n’ont désormais plus besoin de visa, ni de remplir de formulaires complexes ou de payer des frais liés à l’autorisation de voyage électronique (ETA) pour entrer sur le territoire kényan. En revanche, une simple inscription en ligne via le nouveau portail numérique national est requise avant l’arrivée, principalement à des fins de sécurité et de statistiques.
Les visiteurs du continent africain pourront rester au Kenya pour une durée maximale de 60 jours, tandis que les ressortissants des pays membres de la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) bénéficieront d’un séjour prolongé de jusqu’à 6 mois, en vertu des accords de libre circulation en vigueur dans la région.
Cette politique de libéralisation migratoire concerne également une grande partie des pays des Caraïbes avec lesquels le Kenya entretient des relations diplomatiques solides, dans le cadre du renforcement de la coopération Sud-Sud.
Le gouvernement kényan justifie cette mesure par la volonté de stimuler le tourisme, d’encourager le commerce intra-africain, et de faire du Kenya un hub continental pour les affaires, l’éducation et l’innovation. Nairobi espère également que d’autres pays africains suivront l’exemple pour matérialiser les ambitions de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Depuis l’entrée en vigueur de cette politique, l’aéroport international Jomo Kenyatta de Nairobi a enregistré une hausse notable du trafic régional, avec une augmentation de plus de 18 % des arrivées en provenance d’Afrique au cours du premier semestre 2025, selon l’Office du tourisme kényan.
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