Parmi elles figure Amnesty International, qui pointe des abus graves commis par les forces de sécurité.
Selon Irungu Houghton, directeur exécutif d’Amnesty Kenya, des témoins ont rapporté la présence d’hommes armés non identifiés, soupçonnés d’appartenir à la police ou à des unités spéciales, circulant à bord de véhicules banalisés sans plaques d’immatriculation. « Ces agents ont donné des ordres de manière agressive et tiré à balles réelles de façon indiscriminée, visant aussi bien des manifestants que des passants », a-t-il déclaré.
Un officier arrêté, des accusations controversées
Face à la pression publique, le ministre de l’Intérieur, Kipchumba Murkomen, a confirmé l’arrestation d’un officier de police en lien avec les violences survenues lors des manifestations des 25 juin et 7 juillet, deux journées marquées par d’importants rassemblements à travers le pays. Le ministre a toutefois qualifié ces événements de « criminalité préméditée », évoquant des attaques ciblées contre des commerces et postes de police.
Selon les autorités, près de 1 500 personnes ont été arrêtées à travers le pays. Elles font face à divers chefs d’accusation, dont certains relèveraient de lois antiterroristes.
Des ONG préoccupées par des dérives sécuritaires
Les organisations de la société civile s’inquiètent de l’usage abusif des lois antiterroristes contre des manifestants. Elles alertent sur une tendance croissante à criminaliser la contestation populaire, dans un contexte de tensions sociales et économiques croissantes au Kenya.
Amnesty International et ses partenaires appellent le gouvernement kényan à respecter les droits fondamentaux, à mettre fin à l’impunité policière et à garantir le droit à manifester pacifiquement, inscrit dans la Constitution du pays.
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