Selon le parquet et la police, l’alerte concernant ce compte a été reçue le lundi 20 janvier. Le profil en question aurait demandé à des internautes de lui transmettre des vidéos de violences, incluant des bagarres entre jeunes et des actes commis par ou contre des mineurs. À la demande du service de protection de la jeunesse, une enquête a été immédiatement lancée afin de faire la lumière sur les faits et d’identifier les responsables.
Dans un communiqué, les autorités judiciaires mettent en garde contre les conséquences humaines et juridiques de la diffusion de contenus violents sur les réseaux sociaux. Ces images contribuent, selon elles, à la banalisation et à la glorification de la violence, tout en exposant publiquement la souffrance et parfois l’humiliation des victimes. Lorsque des mineurs sont concernés, ces pratiques portent gravement atteinte à la dignité humaine et à la protection de l’enfance.
Le parquet rappelle que le Code pénal luxembourgeois interdit strictement la fabrication, le transport, la diffusion ou le partage de contenus à caractère violent ou pornographique, y compris sur Instagram et les autres plateformes sociales. Les contrevenants s’exposent à des peines allant de un à cinq ans de prison, ainsi qu’à des amendes pouvant atteindre 75 000 euros. Les poursuites peuvent viser aussi bien les auteurs des images que les personnes qui les relayent.
Face à cette affaire, les autorités appellent à un usage responsable des réseaux sociaux et rappellent que signaler ces contenus est essentiel pour protéger les victimes, en particulier les plus jeunes.
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