Le pays traverse une période particulièrement instable : les violences perpétrées par des groupes armés se sont intensifiées, une grande partie de la capitale est sous le contrôle des gangs, et les institutions de l’État sont largement paralysées. Dans ce contexte, la population vit dans une insécurité constante.
Dans son allocution inaugurale, Laurent Saint-Cyr a affiché une posture résolument pragmatique : « Ce n’est pas le moment des beaux discours, c’est le moment d’agir. Trop de sang a coulé. Nous devons rétablir l’autorité de l’État, reconstruire l’appareil institutionnel pour que chaque citoyen puisse vivre dignement. »
Le mandat du Conseil présidentiel de transition s’articule autour de trois priorités majeures : rétablir l’autorité de l’État, créer les conditions pour des élections libres et crédibles, et réorganiser les forces de sécurité. Une mission d’envergure, alors que, selon les Nations unies, plus de 2 500 personnes ont été tuées depuis le début de l’année 2025, et que plus de 200 000 habitants ont été déplacés en raison des violences.
La communauté internationale suit de près cette transition et appelle à une coordination des efforts pour soutenir le processus. Toutefois, sur le terrain, les attentes restent élevées : les Haïtiens, éprouvés par des années d’instabilité et de promesses non tenues, exigent désormais des résultats concrets et immédiats.
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