Parmi les personnes mises en cause dans cette affaire figurent l’ex-ministre des Affaires étrangères, Martine Moïse, veuve de l’ancien chef d’État, tous deux accusés de complicité dans l’assassinat et d’association de malfaiteurs. Claude Joseph, quant à lui, rejette catégoriquement toute implication.
Lors de son audition, les magistrats ont cherché à comprendre pourquoi, en tant que président du Conseil supérieur de la police nationale à l’époque, il n’aurait eu aucune connaissance d’un complot visant le président Moïse. Il a nié toute responsabilité :
« Je n’ai jamais été impliqué dans la préparation de l’assassinat du président Jovenel Moïse », a-t-il déclaré devant les juges.
Il a également affirmé ne pas connaître les citoyens haïtiano-américains James Solages et Christian Emmanuel Sanon, deux figures centrales dans le dossier, actuellement détenues et en attente de procès devant la justice américaine. Selon Claude Joseph, les véritables auteurs doivent être recherchés ailleurs.
L’ancien chef du gouvernement avait déjà été entendu par un juge fédéral américain, aux côtés d’une dizaine de suspects. L’un des éléments évoqués dans le rapport d’instruction accuse un policier chargé de la sécurité présidentielle d’avoir touché 80 000 dollars en échange de l’inaction de certains agents lors de l’attaque.
Par ailleurs, les juges ont exigé que Martine Moïse, ancienne Première dame, revienne en Haïti pour témoigner. Celle-ci refuse pour l’instant de se soumettre à cette demande.
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