Des tirs nourris ont été entendus mardi matin aux abords de la Maison centrale de Kaloum, en plein centre administratif de Conakry, provoquant un mouvement de panique et un important déploiement sécuritaire dans la zone.
Selon les premières informations recueillies, les coups de feu seraient intervenus dans un contexte de tensions internes à la prison liées notamment au transfert de l’ancien aide de camp Moussa « Toumba » Diakité, figure clé du procès du massacre du 28 septembre 2009. Ce transfert vers une autre structure pénitentiaire aurait déclenché des échauffourées et des tirs à l’intérieur et aux alentours de l’établissement, entraînant un blocus temporaire de la presqu’île de Kaloum.
Dans la matinée, les forces de sécurité ont renforcé leur présence autour de la prison et dans les axes stratégiques menant au centre-ville, alors que les activités administratives ont été perturbées.
Des sources concordantes évoquent un dispositif sécuritaire déployé après des tirs soutenus près de la prison centrale de Conakry, signe de la sensibilité de la situation dans ce site carcéral hautement stratégique.
Si les autorités n’ont pas encore livré de bilan officiel ni de détails précis sur l’incident, l’événement ravive les inquiétudes sur la sécurité autour de la Maison centrale, déjà théâtre par le passé d’opérations armées et de tensions politiques majeures.
Dans un contexte politique et sécuritaire fragile, marqué par la détention de plusieurs personnalités et figures sensibles, cet épisode souligne la nervosité persistante autour des lieux de pouvoir et de justice en Guinée. Une communication officielle plus détaillée est attendue pour clarifier les circonstances exactes et l’ampleur des incidents.
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