En Guinée, sans surprise, le général Mamadi Doumbouya remporte l’élection présidentielle dès le premier tour avec 86,7 % des suffrages exprimés. Quatre ans après le coup d’État qui l’avait porté au pouvoir, ce scrutin s’est tenu sans la participation des figures majeures de l’opposition, pour la plupart en exil ou empêchées de concourir, limitant fortement l’enjeu politique de cette élection.
À Conakry, l’annonce des résultats s’est déroulée dans le calme. Aucun mouvement de foule ni manifestations spontanées n’ont été observés dans la capitale. Seuls quelques dizaines de partisans sont sortis célébrer la victoire du chef de l’État. Le taux de participation officiel est établi à 80,9 %, un chiffre revu à la baisse par rapport aux premières estimations communiquées par les autorités électorales. Les résultats provisoires doivent encore être validés par la Cour suprême.
Si plusieurs candidats ont reconnu leur défaite, d’autres contestent le processus électoral. C’est notamment le cas de Faya Millimouno, qui dénonce des irrégularités, des actes d’intimidation ainsi que des enlèvements durant la campagne. Des accusations reprises par certaines organisations politiques et de la société civile.
Dans leurs déclarations, l’Union africaine et la Cédéao ont salué le bon déroulement global du scrutin, tout en appelant les autorités guinéennes à faire la lumière sur les disparitions signalées durant la transition. Alors que le processus électoral touche à sa fin, le climat politique reste tendu en Guinée, sur fond de critiques liées à l’inclusivité et à la crédibilité du scrutin.
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