L’opposition, menée par l’UFDG, parle d’une « mascarade électorale » et rejette en bloc ce scrutin qu’elle avait appelé à boycotter. Selon son porte-parole, Souleymane Souza Konaté, le vote n’a qu’un seul objectif : « ouvrir la voie à la candidature de Mamadi Doumbouya à la présidentielle ». Il accuse la junte d’avoir organisé « un processus destiné à donner un semblant de légitimité à un pouvoir pris et maintenu par les armes », prévenant que d’autres élections « biaisées » suivront.
Bah Oury défend « l’expression souveraine du peuple »
De son côté, le Premier ministre Bah Oury a salué un « succès historique ». Lors d’un point presse mercredi, il a estimé que ce résultat conférait une forte légitimité à la nouvelle Constitution : « De quel droit peut-on dénier l’expression souveraine d’un peuple et considérer qu’avec un taux de participation de 86 % et un oui de l’ordre de 90 %, cela est une mascarade ? »
Selon lui, ce vote marque une étape essentielle vers le retour à l’ordre constitutionnel. Le chef du gouvernement a annoncé que les prochaines élections – présidentielle, législatives, communales, régionales et sénatoriales – seraient organisées d’ici la fin de l’année.
La Cour suprême doit encore valider officiellement les résultats dans les prochains jours, dans un climat politique toujours marqué par la méfiance et les tensions entre la junte et l’opposition.
Afrique
Europ et Moyen-Orient
Amériques
Asie









