Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, vêtu de son habituel costume bleu marine, Diallo a exhorté ses partisans à rester chez eux dimanche :
« Nous ne participerons pas à une mascarade, destinée à favoriser un parjure et à légitimer un coup d’État. Restez chez vous, car même si vous votez non, votre voix sera comptée comme un oui. »
Suspendu de la scène politique depuis fin août, son parti, l’UFDG, dénonce un processus biaisé. Diallo n’entre guère dans les détails du projet de nouvelle constitution, mais concentre ses critiques sur le général Doumbouya, qu’il accuse de renier les engagements pris depuis son putsch il y a quatre ans. Selon lui, le référendum servirait avant tout de « paravent constitutionnel » pour prolonger le maintien au pouvoir de la junte.
Le gouvernement, de son côté, multiplie les rassemblements et plaide pour un retour à l’ordre constitutionnel via l’adoption du texte. Déjà, le porte-parole Ousmane Gaoual Diallo avait mis l’opposant au défi de proposer « une alternative crédible » aux Guinéens, réaffirmant que l’adoption de la nouvelle constitution restait préférable à la situation d’exception actuelle.
Dimanche, près de 6,7 millions d’électeurs sont appelés à voter. Mais l’absence d’un véritable débat pluraliste, l’exil forcé des leaders de l’opposition et les restrictions imposées aux médias posent la question de la crédibilité du scrutin. Pour Cellou Dalein Diallo, le boycott est devenu le seul moyen de délégitimer ce référendum voulu par la junte.
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