Le décret, signé par le président de la transition, le général Horta N’Tam, s’appuie sur la Charte politique de transition. Il affirme que les conditions seraient réunies pour organiser des élections crédibles et précise que le chef de la junte ne participera pas au scrutin.
Cette décision survient dans un contexte diplomatique marqué par la récente visite à Bissau d’une mission de la CEDEAO, conduite par le président sierra-léonais Julius Maada Bio, président en exercice de l’organisation, accompagné de son homologue sénégalais Bassirou Diomaye Faye.
Malgré l’annonce de ce calendrier électoral, la situation politique reste tendue et incertaine. Plusieurs figures majeures de l’opposition demeurent emprisonnées, à l’image de Domingos Simões Pereira, ou en exil, comme Fernando Dias da Costa, réfugié à l’ambassade du Nigeria, et Umaro Sissoco Embaló, actuellement au Maroc. Par ailleurs, l’organe législatif mis en place par la junte a récemment modifié la Constitution, transformant le régime parlementaire en régime présidentiel, une révision contestée sur le plan juridique.
La crédibilité du processus électoral dépendra notamment de la libération des prisonniers politiques, de l’inclusivité du cadre électoral, de la neutralité des forces de sécurité et du respect des libertés publiques. La CEDEAO et les partenaires internationaux disent suivre de près cette transition, dont le calendrier relativement long alimente à la fois l’espoir d’une stabilisation durable et les craintes d’un maintien prolongé de la junte au pouvoir.
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