Cette première prise de parole publique intervient après une visite de la Cédéao, qui avait réclamé la publication des résultats, tout comme l’opposition et la société civile. Le président de la Céni, Npabi Cabi, présent mais silencieux après cinq jours de détention, n’a pas répondu aux questions de la presse, alimentant les soupçons de pressions de la junte.
L’opposition conteste fermement cette version. Elle affirme que les procès-verbaux existent toujours, chaque candidat en possédant une copie, et accuse la Céni de communiquer sous contrainte. Fernando Dias, candidat réfugié à l’ambassade du Nigeria et qui revendique la victoire, assure que les données peuvent être comparées et compilées.
Sept organisations de la société civile ont signé un pacte exigeant le retour à l’ordre constitutionnel et la publication des résultats. Pendant ce temps, le gouvernement de transition a tenu son premier conseil des ministres.
La Cédéao, qui n’a pas obtenu la libération de tous les détenus, examinera la situation le 14 décembre. Parmi les personnes toujours retenues figurent l’opposant Domingo Simoes Pereira et plusieurs cadres du PAIGC. Fernando Dias, lui, bénéficie désormais de l’asile politique accordé par le Nigeria.
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