Déjà Premier ministre entre février 2024 et janvier 2026 sous la transition militaire, Amadou Oury Bah conserve ainsi son poste dans le premier gouvernement issu de l’élection présidentielle de décembre. Cette décision marque une continuité politique après plusieurs années de pouvoir exercé par l’armée.
Ancien chef de la junte, Mamady Doumbouya a officiellement prêté serment le 18 janvier pour un mandat présidentiel de sept ans. Il dirigeait le pays depuis le coup d’État de 2021, qui avait renversé Alpha Condé, premier président démocratiquement élu de la Guinée.
Le décret présidentiel précise également que le nouveau gouvernement comptera 27 ministères et deux secrétaires généraux. Les nominations ministérielles sont attendues dans les prochains jours et seront scrutées de près, tant au niveau national qu’international.
Un pouvoir contesté et sous surveillance
La période de transition militaire a été marquée par une gouvernance autoritaire, avec l’interdiction des manifestations depuis 2022, ainsi que l’arrestation, les poursuites judiciaires ou l’exil de plusieurs figures de l’opposition. Des organisations de défense des droits humains ont également dénoncé des disparitions forcées et des enlèvements.
Bien qu’il ait initialement promis de ne pas briguer la présidence, Mamady Doumbouya s’est finalement présenté à une élection dont les principaux leaders de l’opposition étaient exclus, alimentant les critiques sur la crédibilité du processus électoral.
En septembre dernier, une nouvelle Constitution a été adoptée par référendum. Elle autorise les membres de la junte à se présenter aux élections et prolonge la durée du mandat présidentiel de cinq à sept ans, renouvelable une fois, redéfinissant durablement le paysage politique guinéen.
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