D’après Kiev, Moscou aurait recours à des méthodes de recrutement trompeuses, notamment via des promesses d’emplois, de formations militaires ou de bourses d’études, avant d’envoyer ces recrues sur les lignes de combat. « La majorité d’entre eux sont rapidement déployés dans les zones les plus exposées et beaucoup y perdent la vie », déplore un responsable ukrainien cité par plusieurs médias.
Appels à la vigilance des gouvernements africains
Face à cette situation, les autorités ukrainiennes appellent les pays africains à protéger leurs ressortissants et à enquêter sur les circuits de recrutement. Plusieurs États ont déjà réagi.
En Afrique du Sud, le gouvernement a annoncé jeudi l’ouverture d’une enquête sur la présence de 17 citoyens sud-africains au sein de forces paramilitaires opérant en Ukraine. Pretoria affirme avoir reçu des appels de détresse de ces ressortissants demandant assistance pour être rapatriés.
De son côté, le Kenya avait révélé le mois dernier que certains de ses citoyens étaient détenus dans des camps militaires russes, après avoir été enrôlés de force ou trompés par de fausses promesses.
Un phénomène inquiétant et géopolitiquement sensible
Cette affaire met en lumière la dimension internationale du conflit russo-ukrainien et l’impact croissant des opérations d’influence menées par Moscou sur le continent africain.
Selon des analystes, ces recrutements pourraient s’inscrire dans une stratégie plus large de soft power militaire, visant à renforcer la présence et l’image de la Russie en Afrique, tout en compensant ses pertes humaines sur le front ukrainien.
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