Selon nos confrères de Reuters, s’exprimant mercredi depuis le Bureau ovale, Donald Trump a estimé que le président russe Vladimir Poutine serait disposé à mettre fin à la guerre en Ukraine, déclenchée il y a près de quatre ans, tandis que son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky se montrerait plus réticent.
« Je pense que Poutine est prêt à conclure un accord. Je pense que l’Ukraine l’est moins », a-t-il déclaré, désignant explicitement Zelensky comme principal obstacle aux discussions.
Frictions persistantes entre Washington et Kiev
Ces propos illustrent une frustration récurrente de Donald Trump à l’égard du président ukrainien, dans un contexte de relations historiquement tendues entre les deux dirigeants. À plusieurs reprises, le président américain s’est montré plus enclin à faire confiance aux assurances de Moscou qu’aux analyses de ses alliés européens ou des services de renseignement américains.
En décembre, Reuters rapportait pourtant que les agences de renseignement américaines continuaient d’estimer que Vladimir Poutine n’avait pas renoncé à son objectif de contrôle durable sur l’Ukraine, voire à une expansion territoriale plus large. Une analyse contestée à l’époque par la directrice du renseignement national, Tulsi Gabbard.
Négociations centrées sur l’après-guerre
Ces dernières semaines, les discussions pilotées par Washington se sont concentrées sur les garanties de sécurité pour l’Ukraine après un éventuel cessez-le-feu, afin d’éviter une nouvelle invasion russe. Selon plusieurs sources, les négociateurs américains ont poussé Kiev à envisager l’abandon du Donbass, une option rejetée par Volodymyr Zelensky.
Le président ukrainien a réaffirmé publiquement qu’aucune concession territoriale n’était possible, invoquant la Constitution ukrainienne, qui interdit la cession de territoires souverains.
Une rencontre Trump-Zelensky à l’étude
Donald Trump a indiqué qu’une rencontre avec Zelensky pourrait avoir lieu lors du Forum économique mondial de Davos, sans confirmation formelle à ce stade. Il a également déclaré ne pas être informé d’un éventuel déplacement à Moscou de ses émissaires, dont Steve Witkoff et Jared Kushner, cités par Bloomberg.
Malgré les divergences affichées, Washington affirme vouloir renforcer sa présence militaire et diplomatique, estimant qu’il s’agit d’une étape nécessaire pour favoriser une issue au conflit.
Afrique
Europ et Moyen-Orient
Amériques
Asie




