La résolution, portée par le sénateur démocrate Tim Kaine, voulait obliger la Maison Blanche à retirer les forces américaines des hostilités tant qu’aucune autorisation formelle n’était accordée. Quelques dissensions sont apparues avec le vote du démocrate John Fetterman contre la résolution et celui du républicain Rand Paul qui a été le seul de son parti à la soutenir.
La justification de l’opération reste au cœur des débats. Dans une vidéo diffusée samedi, Donald Trump a évoqué une « menace imminente » de l’Iran contre les États-Unis et leurs alliés. La Maison Blanche s’appuie sur la loi de 1973 qui autorise une intervention militaire limitée en cas d’urgence. Mais de nombreux élus estiment que cette justification n’est pas convaincante.
Le secrétaire d’État Marco Rubio a expliqué que l’intervention visait à empêcher une riposte iranienne après qu’Israël se préparait à frapper. Ces propos ont été critiqués même par certains soutiens du président. Pourtant, le sénateur Lindsey Graham a salué l’opération affirmant que l’Iran représentait une menace réelle pour les États-Unis.
À la Chambre des représentants, une résolution similaire devrait être soumise au vote dans les prochains jours mais son adoption semble peu probable. Le président de la Chambre Mike Johnson a averti que priver le président de ses pouvoirs en pleine guerre serait « dangereux ». Selon des briefings confidentiels, l’opération militaire pourrait durer plusieurs semaines et nécessiter de nouveaux financements pour reconstituer les stocks d’armement du Pentagone.
Dans ce contexte, Washington reste sur le qui-vive. Les divisions politiques internes et les tensions régionales font que le moindre faux pas pourrait transformer une guerre « limitée » en un conflit durable aux conséquences incalculables.
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