Lors d’une conférence de presse à Accra, le chef de l’État a précisé que le Ghana avait accepté de collaborer, mais uniquement sous certaines conditions.
« Nous avons été approchés par les États-Unis pour recevoir des ressortissants de pays tiers en cours d’expulsion. Nous avons convenu que seuls les Africains de l’Ouest seraient acceptés, car ils n’ont pas besoin de visa pour entrer au Ghana », a déclaré John Dramani Mahama.
En effet, les citoyens des pays membres de la CEDEAO bénéficient déjà d’une libre circulation vers le Ghana, ce qui a facilité la conclusion de l’accord.
Le dispositif est déjà en application. Le président a confirmé l’arrivée d’un premier groupe de 14 migrants expulsés.
« Parmi eux, plusieurs Nigérians ont choisi de rentrer directement dans leur pays d’origine. Un autre, originaire de Gambie, a pu bénéficier de l’assistance de son ambassade pour organiser son retour », a précisé le chef de l’État.
Cette coopération entre Accra et Washington intervient dans un contexte de durcissement de la politique migratoire américaine. Le président Donald Trump a multiplié les accords d’expulsion avec des pays tiers, comme le Rwanda, l’Eswatini, le Panama, le Salvador ou encore le Soudan du Sud. Ces mesures visent à renforcer la lutte contre l’immigration clandestine et concernent déjà des centaines de personnes.
L’accueil de ces migrants pourrait avoir des implications humanitaires et diplomatiques dans la sous-région. Le Ghana, considéré comme l’un des pays les plus stables d’Afrique de l’Ouest, joue un rôle central dans la gestion des flux migratoires ouest-africains. Cet accord pourrait également renforcer ses relations avec les États-Unis, tout en posant la question de l’accompagnement socio-économique des personnes rapatriées.
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