Réunis à Bruxelles lundi 14 juillet 2025 à l’occasion de la 5ᵉ réunion ministérielle UE–Voisinage Sud, les chefs de la diplomatie israélienne et égyptienne ont été interrogés sur la situation humanitaire dans l’enclave palestinienne.
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, a réagi sans inquiétude aux rumeurs faisant état de potentielles mesures de rétorsion de l’UE. Des voix au sein de l’Union évoquent en effet la suspension de l’exemption de visa pour les Israéliens ou encore des restrictions sur les produits issus des colonies juives, en raison d’accusations de violation de l’accord d’association UE–Israël.
« Il est certain qu’aucune de ces mesures ne sera adoptée par les États membres », a tranché Gideon Sa’ar devant la presse. « Il n’y a aucune justification, elles ne l’ont pas été jusqu’à présent, et je ne pense pas qu’elles le seront demain non plus », a-t-il insisté.
Le ministre a également accusé le Hamas de détourner l’aide humanitaire à Gaza, affirmant que le mouvement islamiste « veut en être l’intermédiaire » pour en faire « une ressource financière ».
De son côté, Badr Abdelatty, ministre égyptien des Affaires étrangères, a livré un message plus alarmant :« La situation humanitaire à Gaza est extrêmement horrible. J’ai tenu à venir à Bruxelles pour parler franchement à nos partenaires européens de ce qui se passe sur le terrain. »
Cette réunion diplomatique à haut niveau est la première depuis les attaques du Hamas du 7 octobre 2024 et l’offensive israélienne qui a suivi. Elle vise à renforcer la coopération entre l’UE et ses neuf voisins du sud de la Méditerranée, dont l’Égypte, Israël, la Libye et la Syrie.
Pour l’heure, malgré les pressions exercées par certaines capitales européennes, aucune décision formelle sur des sanctions contre Israël n’a été prise, illustrant les divisions persistantes au sein de l’UE sur ce dossier hautement sensible.
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