Selon le document présenté à Washington, l’ONU et ses agences devraient assurer l’entrée et la distribution de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza, avec l’appui du Croissant-Rouge et d’autres institutions internationales. Mais cette annonce interroge : le Hamas accepter a-t-il les conditions jugées drastiques par de nombreux observateurs ? Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu aura-t-il le feu vert de sa coalition d’extrême droite pour soutenir ce plan ? Et Israël accepter a-t-il réellement d’augmenter les livraisons d’aide, alors que l’Unrwa, l’agence onusienne pour les réfugiés palestiniens, est toujours interdite sur son territoire ?
L’ONU prise de court
Pour l’ONU, ce plan soulève un paradoxe. Présenté comme un acteur central de la future logistique humanitaire, l’organisation n’avait pourtant pas été consultée. « Je pense que nous avons tous vu la conférence de presse à la Maison Blanche, et je n’y ai vu aucun représentant des Nations unies », a déclaré Jens Laerke, porte-parole des Affaires humanitaires. « Je ne peux rien dire du contenu du plan de paix. En revanche, ce que je peux confirmer, c’est que l’ONU est capable et prête à augmenter l’aide humanitaire à Gaza si elle y est autorisée. »
Depuis le début de la guerre, l’organisation internationale tente déjà de livrer des vivres et du matériel médical, malgré le blocus imposé par Israël, les attaques contre les humanitaires et la défiance persistante à l’égard de l’Unrwa.
Des relations ambiguës entre Trump et l’ONU
Cette situation illustre l’embarras de l’ONU face à Donald Trump. L’ancien président américain a régulièrement critiqué l’organisation, allant jusqu’à réduire drastiquement sa contribution financière. Pourtant, son plan de paix pour Gaza la place désormais au cœur d’un dispositif international dont elle n’a découvert les contours qu’en même temps que l’opinion publique.
Par ailleurs, le texte laisse ouverte la possibilité d’une reprise des activités de la Fondation humanitaire de Gaza, une ONG controversée accusée d’avoir provoqué la mort de plus d’un millier de Palestiniens lors de précédentes distributions.
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