Cette escalade intervient alors que dix pays, dont l’Australie, la Belgique, le Royaume-Uni et le Canada, s’apprêtent à reconnaître officiellement l’État de Palestine lundi, à la veille de l’Assemblée générale de l’ONU.
Depuis deux semaines, l’armée israélienne affirme avoir démoli jusqu’à 20 immeubles d’habitation dans Gaza-ville et estime que plus de 500 000 habitants ont fui depuis septembre. Le Hamas conteste ces chiffres, avançant qu’« environ 900 000 personnes restent sur place », dont des otages israéliens.
Bilan humain et destruction massive
Le Hamas accuse Israël d’avoir détruit ou endommagé plus de 1 800 bâtiments résidentiels depuis le 11 août et d’avoir rasé 13 000 tentes de familles déplacées. En près de deux ans de guerre, le conflit a causé la mort de plus de 65 000 Palestiniens, selon les autorités locales, et entraîné une crise humanitaire marquée par famine et déplacements massifs.
Israël réfute ces accusations, affirmant que la crise alimentaire est exagérée et que le Hamas porte une large part de responsabilité. Le COGAT, l’organe militaire israélien chargé des flux humanitaires, accuse le Hamas d’avoir empêché l’ouverture d’une nouvelle route d’aide dans le sud de Gaza et d’avoir même tiré sur des équipes de l’ONU. Le mouvement islamiste rejette catégoriquement ces allégations, évoquant des attaques de « bandes criminelles » opérant sous protection israélienne.
Conflit toujours enlisé
La guerre a éclaté le 7 octobre 2023, après l’attaque meurtrière du Hamas en Israël, qui avait fait 1 200 morts et 251 otages. Près de deux ans plus tard, 48 otages sont toujours détenus à Gaza, dont une vingtaine seraient encore en vie.
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