L’ex-première dame et le fils du président déchu Ali Bongo Ondimba, aujourd’hui en exil à Londres, ont boycotté le procès, qu’ils estiment politique. Selon nos confrères de RFI, le procureur général Eddy Minang a salué une décision venante « réparer un braquage de la République », dénonçant un « duo mère-fils » qui aurait détourné les richesses nationales à des fins personnelles.
Selon le jugement, Noureddin Bongo devra verser à l’État gabonais plus de 1 201 milliards de francs CFA (1,8 milliard d’euros) pour préjudice financier, ainsi que 1 000 milliards de francs CFA pour préjudice moral. Le parquet avait aussi demandé la confiscation de leurs avoirs, dont des comptes bancaires, résidences de luxe et participations dans des entreprises locales et internationales.
Les accusations reposent sur un vaste système de captation de fonds publics, révélé par les témoignages d’anciens collaborateurs lors du procès. Des montants considérables auraient été détournés via la présidence, finançant notamment des jets privés, des bijoux et des propriétés à Londres et Marrakech.
Sylvia et Noureddin Bongo avaient été arrêtés après le coup d’État du 30 août 2023, avant d’obtenir une liberté provisoire et de quitter le pays. Leur défense conteste l’équité du procès, évoquant des aveux extorqués sous la torture.
Dix anciens proches du clan Bongo restent jugés à Libreville pour corruption, faux, association de malfaiteurs et blanchiment de capitaux, dans un dossier qui marque une nouvelle étape dans la lutte anticorruption du régime de transition gabonais.
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