La fin de la transition gabonaise a été amorcée par l’élection présidentielle du 12 avril dernier. Brice Clotaire Oligui Nguema, vainqueur du scrutin, a été investi président de la République le 3 mai, abandonnant ainsi son titre de président de la Transition. Dans la foulée, le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), organe militaire ayant dirigé le pays après le renversement d’Ali Bongo Ondimba, a été dissous et les militaires ont regagné les casernes.
Le processus s’est poursuivi avec l’organisation des élections législatives et locales en octobre et novembre. Ces scrutins ont mis fin au Parlement de transition et permis l’installation d’institutions issues du suffrage universel. Fin décembre, les deux dernières structures héritées de la période transitoire, la Cour constitutionnelle et le Conseil économique et social, ont vu leurs dirigeants nommés par décret présidentiel.
Pour les autorités, ce calendrier respecte les engagements pris de rendre le pouvoir aux civils dans les délais annoncés. L’opposition, en revanche, conteste cette lecture et estime que la transition reste inachevée. Elle accuse le nouveau pouvoir de n’avoir pas engagé les réformes institutionnelles promises et de perpétuer les pratiques de l’ancien régime.
Alors que le gouvernement parle d’un retour à la normalité institutionnelle, le débat politique reste vif au Gabon sur la nature réelle du changement opéré à l’issue de la transition.
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