Malgré un congrès tenu le 30 janvier dernier qui semblait entériner une nouvelle direction, une note interne signée par Ali Bongo Ondimba, datée du 14 mai 2025 et rendue publique début juillet, a ravivé les tensions internes.
Ce document, authentifié par des sources proches de l’ancien président actuellement en exil au Maroc, nomme Ali Akbar Onanga Y’Obegue au poste de secrétaire général du PDG. Cette nomination est perçue comme une tentative d’Ali Bongo de reprendre la main sur le parti et de contrer le courant dirigé par Blaise Louembé, autre figure influente du PDG et ancien ministre, qui incarne une ligne davantage fidèle à l’héritage de son père, Omar Bongo.
La direction actuelle du PDG, issue du congrès de janvier, n’a pas encore officiellement reconnu la validité de cette nomination. Plusieurs cadres dénoncent une instrumentalisation du parti à des fins personnelles, alors que le PDG tente tant bien que mal de maintenir son influence dans le paysage politique gabonais après la chute d’Ali Bongo à la suite du coup d’État militaire d’août 2023.
Des voix s’élèvent désormais pour demander une refondation totale du parti, voire sa transformation en une nouvelle formation politique détachée de l’ère Bongo. Mais pour l’heure, deux camps s’affrontent : les fidèles d’Ali Bongo, désormais regroupés autour d’Ali Akbar Onanga, et ceux qui militent pour une rupture, incarnés par Blaise Louembé et d’autres anciens barons du régime.
La guerre de succession est donc bien ouverte, et le PDG semble plus que jamais à la croisée des chemins.
Afrique
Europ et Moyen-Orient
Amériques
Asie










