La décision des autorités gabonaises de suspendre l’accès aux réseaux sociaux « jusqu’à nouvel ordre » suscite de fortes critiques politiques et sociales. L’opposition y voit une mesure répressive portant atteinte à la liberté d’expression et aux droits des citoyens.
Selon le site africanews, l’ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze qualifie la mesure de « violation de la Constitution », estimant qu’elle est « incompréhensible » et « disproportionnée ». Selon lui, la Haute autorité de la communication n’a pas compétence pour imposer une telle restriction.
Il dénonce également un impact économique direct : « De nombreuses PME et des jeunes entrepreneurs vivent aujourd’hui des réseaux sociaux. Ce n’est plus un simple outil de divertissement mais un véritable instrument de travail », a-t-il déclaré, appelant les autorités à revenir rapidement sur leur décision.
Impact économique et colère des créateurs
L’observatoire de la connectivité NetBlocks a confirmé l’existence de restrictions touchant plusieurs plateformes en ligne dans le pays. Une situation qui pénalise particulièrement les créateurs de contenus et les professionnels du numérique.
Certains témoignent d’une perte immédiate de revenus et de partenariats. « Nous ne pouvons plus honorer nos engagements avec nos partenaires, notamment à l’étranger », explique Mister Wils, créateur de contenus, évoquant une paralysie de son activité.
L’opposition appelle à la mobilisation
Face à cette suspension, des responsables politiques et des organisations civiles appellent les citoyens à se mobiliser contre ce qu’ils considèrent comme « un excès destructeur de liberté ».
Au-delà de la polémique politique, la mesure relance le débat sur l’équilibre entre sécurité, régulation de l’espace numérique et respect des libertés fondamentales dans le pays.
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