Ces scrutins marqueront une étape historique : ils constituent le dernier jalon de la transition politique ouverte après le coup d’État militaire du 30 août 2023, qui a mis fin à plus d’un demi-siècle de règne de la famille Bongo.
Le ministre de l’Intérieur, Hermann Immongault, a donné le coup d’envoi de la campagne lors d’une conférence de presse à Libreville. Il a souligné « l’engouement inédit » suscité par ces élections, qui devraient mobiliser une large partie de l’électorat.
Un record de candidatures
Près de 1 600 candidats sont en lice pour décrocher les 145 sièges de l’Assemblée nationale. Pour la première fois, deux sièges sont réservés aux Gabonais de la diaspora : un pour l’Afrique et un pour le reste du monde.
En parallèle, environ 17 000 candidats se présentent aux élections locales. Ils briguent les postes de conseillers municipaux et départementaux, lesquels auront la responsabilité d’élire indirectement les maires, les présidents d’assemblées départementales ainsi que les sénateurs.
Une pluralité politique renforcée
Une vingtaine de partis politiques participent à ce double scrutin, parmi lesquels : l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB), formation du président de transition Brice Oligui Nguema, le Parti Démocratique Gabonais (PDG), fondé par l’ancien président Omar Bongo, longtemps hégémonique, aux côtés de nombreux candidats indépendants.
Cette diversité est perçue comme un signe d’ouverture dans un paysage politique en pleine recomposition.
Le gouvernement assure vouloir garantir un processus électoral crédible. Le dépouillement des bulletins se fera directement dans chaque bureau de vote, en présence des représentants des partis, des candidats, des médias et de près de 1 500 observateurs nationaux et internationaux déjà accrédités.
Ces mesures visent à renforcer la confiance des électeurs dans un contexte où la légitimité des institutions politiques gabonaises est au cœur des attentes.
Afrique
Europ et Moyen-Orient
Amériques
Asie




