Entouré d’une dizaine de personnes et filmé en plein air, il justifie sa décision par la nécessité de structurer une force politique capable, selon lui, de « canaliser les énergies constructives de la nation », en réponse au mandat que lui a confié le peuple.
Cette initiative présidentielle a rapidement fait réagir la classe politique, notamment l’opposition. Jean-Rémy Yama, figure emblématique de cette dernière, a exprimé ses réserves. Bien qu’il reconnaisse au président le droit de créer un parti, il estime que cette démarche n’était pas indispensable : « La Constitution concentre déjà tous les pouvoirs entre les mains du chef de l’État, même sans majorité parlementaire », a-t-il déclaré. Il redoute que cette nouvelle formation ne soit qu’un « PDG bis », en référence à l’ancien parti hégémonique, et que les « dérives du passé » y trouvent un nouveau terreau.
L’annonce de Brice Oligui Nguema intervient dans un contexte politique sensible. Cinq jours plus tôt, l’Assemblée nationale adoptait un projet de loi visant à réduire drastiquement le nombre de partis politiques reconnus dans le pays. Actuellement au nombre de 103, ces formations pourraient être ramenées à trois ou quatre, conformément aux recommandations issues du dialogue national inclusif d’avril 2025.
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