Dans la région de Gaya, à la frontière entre les deux pays, le mécontentement populaire grandit face à la chute du commerce transfrontalier, à la hausse des prix et à la perte de revenus pour les transporteurs et commerçants locaux.
Accusations persistantes contre le Bénin et la France
En déplacement à Gaya, les autorités nigériennes ont de nouveau accusé Cotonou d’abriter une présence militaire française à Tourou, près de Parakou, au nord du pays. Selon le président de la Transition, ce regroupement de soldats français, expulsés du Tchad, aurait débuté le 7 décembre 2023. Il affirme qu’un porte-hélicoptères amphibie, le Tonnerre, aurait accosté au port de Cotonou pour soutenir ce dispositif.
La France et le Bénin ont catégoriquement démenti ces accusations, assurant que leurs forces coopèrent uniquement dans le cadre d’accords bilatéraux et régionaux.
Une crise diplomatique aux lourdes conséquences économiques
Cette fermeture prolongée des frontières fragilise davantage les populations nigériennes et béninoises vivant du commerce transfrontalier. Les marchés sont à l’arrêt, les transporteurs immobilisés, et les prix des denrées importées grimpent en flèche.
Alors que Niamey campe sur sa position et que Cotonou nie toute présence militaire étrangère, les observateurs régionaux appellent à une médiation rapide de la CEDEAO ou de l’Union africaine pour désamorcer cette crise entre deux pays historiquement liés.
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