L’opération, menée par la brigade financière et deux juges d’instruction, s’est déroulée également dans les locaux de plusieurs entreprises et aux domiciles de certains de leurs dirigeants, selon un communiqué du parquet de Paris.
Jordan Bardella, président du RN, a confirmé l’information sur le réseau social X (anciennement Twitter), indiquant que la perquisition avait débuté à 8h50. Il a dénoncé une opération « spectaculaire et inédite » visant aussi les bureaux de plusieurs cadres du parti. « Tous les mails, documents et éléments de comptabilité du premier parti d’opposition sont saisis, sans que nous sachions précisément quels sont les griefs », a-t-il écrit, qualifiant cette action judiciaire d’« acharnement » contre sa formation politique.
Le parquet de Paris a précisé que l’information judiciaire, ouverte depuis juillet 2024, vise à déterminer si certaines campagnes du RN ont été financées de manière frauduleuse, notamment par le biais de prêts illégaux consentis par des particuliers, de surfacturations ou de prestations fictives. Ces montages auraient potentiellement permis de gonfler artificiellement les demandes de remboursement de frais de campagne adressées à l’État.
Cette affaire intervient alors que, la veille, le parquet européen a annoncé l’ouverture d’une enquête concernant la famille politique européenne à laquelle le RN était affilié avant 2024, pour d’éventuelles irrégularités financières. Il n’est pas encore établi si les deux procédures sont liées.
Du côté du RN, les réactions ont été vives. Jean-Philippe Tanguy, président délégué du groupe RN à l’Assemblée nationale, a également dénoncé sur X une « instrumentalisation des institutions » par ceux qu’il accuse de vouloir « garder le pouvoir à tout prix ».
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