Emmanuel Macron s’exprime ce 31 décembre dans un contexte politique particulièrement contraint. Le chef de l’État, élu en 2017 puis réélu en 2022, s’apprête à adresser ses vœux pour 2026 alors que son second quinquennat est fragilisé par des crises institutionnelles à répétition. Après avoir progressivement dû lâcher du lest sur plusieurs dossiers clés, le président apparaît affaibli, à un peu plus d’un an de la fin de son mandat à l’Élysée.
Lors de ses vœux du 31 décembre 2024, Emmanuel Macron espérait encore reprendre la main sur une vie politique profondément déstabilisée par la dissolution de l’Assemblée nationale en juin de la même année. Malgré la succession de quatre Premiers ministres, l’absence de budget adopté et les tensions parlementaires, le chef de l’État s’était alors appuyé sur la réussite des Jeux olympiques de Paris et la réouverture de la cathédrale Notre-Dame pour appeler à un « ressaisissement collectif ».
Un an plus tard, ce message résonne comme un objectif inachevé. Un cinquième Premier ministre a été nommé depuis, illustrant la fragilité persistante de l’exécutif. Emmanuel Macron a également dû accepter la suspension de la réforme des retraites, pourtant au cœur de son agenda politique. À cela s’ajoute une nouvelle fin d’année sans budget adopté, sur fond de stagnation économique et de tensions sociales durables.
Le président avait pourtant affiché l’ambition de faire de 2025 une année « utile », évoquant notamment la possibilité de consulter les Français sur des choix stratégiques à long terme, à l’horizon 2050. Des consultations qui n’ont finalement pas eu lieu. Sa cote de popularité demeure à un niveau historiquement bas.
À l’approche de 2027 et de l’heure du bilan, ces vœux pour 2026 s’annoncent donc comme un exercice délicat pour Emmanuel Macron, confronté à une défiance persistante et à une fin de mandat sous haute pression politique.
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