Selon le parquet de Nice, les victimes n’ont pas encore été formellement identifiées. Parmi les blessés, deux sont dans un état grave et une personne est “très grièvement blessée”. Le périmètre du drame a été immédiatement sécurisé et une cellule médico-psychologique a été mise en place pour les habitants sous le choc.
Une fusillade sur fond de trafic de drogues
Le procureur Damien Martinelli évoque une fusillade « très vraisemblablement liée au trafic de stupéfiants ». Les coups de feu ont éclaté en début de soirée dans ce quartier d’environ 8 000 habitants, enclavé, situé à proximité de l’autoroute A8 et régulièrement secoué par des règlements de comptes pour le contrôle des points de deal.
Les auteurs des tirs sont toujours activement recherchés. Le préfet Laurent Hottiaux, présent sur place dans la soirée, a annoncé le déploiement de renforts policiers dès samedi afin de renforcer la sécurité dans le secteur.
Une enquête pour homicides en bande organisée
Une enquête pour homicides volontaires et tentatives d’homicide volontaire en bande organisée a été ouverte. Elle a été confiée à la police judiciaire des Alpes-Maritimes.
Ce drame survient deux jours après qu’un jeune homme a été blessé par balle à la jambe, dans le même quartier. En juillet 2024, un incendie criminel avait déjà coûté la vie à sept membres d’une même famille, dont trois enfants, dans un contexte de rivalités entre trafiquants.
Le maire de Nice, Christian Estrosi (Horizons), s’est rendu sur les lieux et a dénoncé un « désintérêt de l’État pour la cité des Moulins ».
« C’est une fois de trop. Nous avons parfois le sentiment d’être totalement abandonnés », a déclaré l’élu, appelant à un renforcement durable des effectifs de police nationale et de magistrats, malgré les efforts de la ville en matière de vidéosurveillance et de police municipale.
Le préfet Hottiaux a tenu à tempérer la polémique, rappelant que trois points de deal ont été démantelés ces derniers jours et que près de 300 personnes ont été incarcérées en six mois dans les quartiers des Moulins et de l’Ariane, deux zones particulièrement touchées par le trafic de stupéfiants.
“Nice ne doit pas devenir Marseille”
Sur les réseaux sociaux, le député Éric Ciotti (UDR-RN), rival politique de M. Estrosi, a réagi en dénonçant « une spirale infernale » de violence.
« Stop, ça suffit, Nice ne doit pas devenir Marseille », a-t-il écrit sur X (ex-Twitter), appelant à un changement radical de stratégie sécuritaire.
Si la violence liée au narcotrafic reste moins intense qu’à Marseille ou en Île-de-France, Nice demeure confrontée à une montée des fusillades et règlements de comptes. En avril dernier, un homme de 28 ans avait déjà été abattu dans le quartier Pasteur, autre secteur sensible de la ville.
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