Peu après l’annonce de l’inculpation par un grand jury fédéral, Donald Trump a réagi sur son réseau Truth Social en exultant :
« JUSTICE EN AMÉRIQUE ! »
Le président américain a qualifié Comey, 64 ans, d’« un des pires êtres humains que ce pays ait connus ».
Depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier, Donald Trump a multiplié les pressions sur le ministère de la Justice afin d’accélérer les poursuites contre ses opposants. Plusieurs personnalités critiques à son égard, dont James Comey et l’ancien directeur de la CIA John Brennan, font désormais l’objet de procédures judiciaires.
James Comey contre-attaque
De son côté, l’ancien patron du FBI a réagi sur les réseaux sociaux en accusant le président de gouverner « par la peur » :
« Ma famille et moi savons depuis longtemps qu’affronter Donald Trump a un prix. Mais nous ne plierons pas. La peur est l’arme des tyrans, et je n’ai pas peur. J’ai confiance dans notre système judiciaire, et je suis innocent. Alors allons au procès. »
Un passé conflictuel
La rivalité entre Donald Trump et James Comey ne date pas d’hier. En 2017, le président républicain avait limogé brutalement le directeur du FBI, alors que l’agence enquêtait sur de possibles ingérences russes dans la présidentielle de 2016. L’enquête avait ensuite été confiée au procureur spécial Robert Mueller, dont le rapport avait relevé des pressions troublantes de la part de Trump, sans toutefois établir de collusion avérée avec Moscou.
Des tensions croissantes sur la séparation des pouvoirs
Cette inculpation intervient dans un climat politique tendu aux États-Unis. Les démocrates dénoncent une dérive autoritaire de Trump et une instrumentalisation de la justice à des fins politiques. Le président a récemment ciblé d’autres adversaires, dont la procureure générale de New York Letitia James et le sénateur démocrate Adam Schiff, accusés de falsification de documents financiers par un proche de la Maison-Blanche.
La semaine dernière, le procureur fédéral Erik Siebert a démissionné après avoir refusé d’engager des poursuites faute de preuves. Il a été remplacé par Lindsey Halligan, conseillère juridique de la présidence, nommée par Donald Trump pour « faire bouger les choses ».
Afrique
Europ et Moyen-Orient
Amériques
Asie










