Le ministre des Affaires étrangères, Paulo Rangel, avait déjà laissé entendre cette semaine, lors d’une visite au Royaume-Uni, que Lisbonne envisageait un tel geste diplomatique. Avec cette annonce, le Portugal rejoint une dynamique européenne marquée par des prises de position de plus en plus fortes en faveur de la reconnaissance de la Palestine.
Un contraste avec l’Espagne voisine
En mai 2024, l’Espagne, aux côtés de l’Irlande et de la Norvège, avait reconnu l’État palestinien, appelant les autres pays de l’Union européenne à suivre le mouvement. Le Portugal avait alors adopté une ligne plus prudente, plaidant pour une position commune des 27 membres de l’UE avant de franchir ce pas diplomatique.
À ce jour, seule une minorité de pays de l’Union reconnaît officiellement la Palestine : principalement d’anciens États communistes d’Europe centrale et orientale, ainsi que la Suède et Chypre.
L’annonce portugaise intervient alors qu’Israël fait face à une pression internationale croissante en raison de sa guerre contre le Hamas dans la bande de Gaza. Les bombardements et le blocus provoquent de lourdes pertes humaines, des destructions massives et une crise humanitaire marquée par la famine.
Un écho aux Nations unies
En novembre 2012, l’Assemblée générale des Nations unies avait déjà accordé à la Palestine le statut d’« État non membre observateur », renforçant sa reconnaissance symbolique sur la scène internationale. La décision de Lisbonne s’inscrit dans cette continuité, ajoutant du poids au mouvement diplomatique en faveur d’une solution politique à deux États.
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