Selon le site africanews qui apporte l’information, la ministre espagnole de l’Inclusion, de la Sécurité sociale et des Migrations, Elma Saiz, le dispositif s’adresse aux ressortissants étrangers ayant résidé en Espagne au moins cinq mois avant le 31 décembre 2025. Les demandeurs d’asile ayant déposé leur dossier avant cette date pourront également en bénéficier. Autre condition essentielle : ne pas avoir de casier judiciaire.
Les personnes remplissant ces critères pourront obtenir un titre de séjour légal d’une durée initiale d’un an, ouvrant ensuite la voie à un statut migratoire durable, conformément à la législation espagnole. « L’objectif est de permettre une intégration pleine et progressive dans le système », a précisé la ministre.
Un choix économique et sociétal
Cette régularisation concerne principalement des travailleurs immigrés d’Amérique latine et d’Afrique, très présents dans des secteurs clés comme l’agriculture, le tourisme et les services, piliers de l’économie espagnole en forte croissance. Le gouvernement reconnaît ainsi le rôle central de ces travailleurs dans le dynamisme du pays.
Au-delà de l’aspect économique, Madrid assume une position politique forte. « L’Espagne veut rester un pays d’opportunités, fidèle à sa mémoire de terre d’émigration », a souligné Elma Saiz, dénonçant la montée des discours hostiles à l’immigration en Europe. Elle affirme vouloir faire de l’Espagne « un phare » face à la progression de l’extrême droite.
Mise en œuvre dès le printemps
Les demandes de régularisation pourront être déposées à partir du mois d’avril, après l’entrée en vigueur du décret d’application. Pour de nombreuses familles vivant dans la précarité administrative, cette annonce représente un espoir concret de stabilité, de droits et de reconnaissance.
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