Les journalistes ont pu associer ces données à au moins cinq personnes travaillant ou ayant travaillé pour les institutions européennes, dont trois occupant des postes à haute responsabilité. En recoupant les informations issues des bases de données commerciales, il a été possible d’établir des trajectoires quotidiennes, des lieux de fréquentation et des horaires récurrents, révélant ainsi un risque majeur pour la sécurité des intéressés et de leurs institutions.
Un risque accru pour les structures critiques en Belgique
Cette découverte soulève des préoccupations de sécurité importantes, notamment pour les organismes stratégiques et entreprises sensibles installés en Belgique, pays hôte de nombreuses institutions européennes.
La mise à nu des habitudes de certains cadres ou agents peut non seulement faciliter des tentatives de surveillance, mais aussi ouvrir la porte à des opérations d’ingérence ou d’espionnage ciblé.
La Commission européenne réagit et renforce ses consignes
Interrogée par L’Echo, la Commission européenne s’est dite « préoccupée par le commerce » de ce type de données.
« Après avoir pris connaissance de l’enquête, la Commission a publié de nouvelles consignes à l’intention de son personnel concernant les paramètres de suivi publicitaire sur les appareils professionnels et privés », a-t-elle indiqué, précisant avoir alerté d’autres entités de l’Union sur les risques liés à la collecte commerciale de données comportementales.
Cette affaire relance le débat sur l’efficacité du Règlement général sur la protection des données (RGPD) face à la multiplication des courtiers en données (“data brokers”), souvent basés hors de l’Union européenne et opérant dans un cadre juridique flou.
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