Durant son procès, qui s’est tenu en fin de semaine dernière, l’accusation a soutenu que le journaliste avait fourni un hébergement et récupéré un colis pour une personne soupçonnée d’implication dans un complot visant le Burkina Faso. L’intéressé, lui, affirme être une « victime collatérale », rejetant totalement les faits, comme l’a rapporté le journal L’Enquêteur, qui mentionne également des messages critiques de sa part à l’égard de l’armée nigérienne.
Le ministère public avait requis 20 ans de réclusion, mais les juges ont finalement prononcé une peine de deux ans, assortie de circonstances atténuantes.
Une affaire qui remonte à septembre 2024
Les faits reprochés à Serge Mathurin Adou remontent au 1er septembre 2024, date à laquelle il avait répondu à une convocation de la police nigérienne. Pendant plusieurs semaines, son épouse et ses proches étaient restés sans information avant que les autorités ne confirment sa détention.
Son nom est ensuite apparu sur une liste d’une quinzaine de personnes présentées par le ministre burkinabè de la Sécurité comme membres d’un complot présumé contre le Burkina Faso. Le journaliste a été formellement inculpé le 11 novembre 2024 pour atteinte à la sûreté de l’État.
Après plusieurs semaines de garde à vue à la DGDSE, la sécurité extérieure nigérienne, il a été transféré dans un établissement pénitentiaire en province, puis à la prison de haute sécurité de Koutoukalé, située à 50 km de Niamey, où il est désormais détenu.
Afrique
Europ et Moyen-Orient
Amériques
Asie










