Après l’échec d’un ultime vote au Sénat mardi soir, le directeur du Bureau du budget de la Maison Blanche, Russell Vought, a ordonné aux administrations fédérales de mettre en œuvre leurs plans de fermeture.
Les républicains, majoritaires au Congrès, défendent une extension du budget actuel jusqu’à fin novembre et refusent d’augmenter certaines dépenses sociales. De leur côté, les démocrates réclament la réintégration de plusieurs centaines de milliards de dollars, notamment pour le programme de santé Obamacare.
Le président Donald Trump a rejeté la responsabilité sur ses adversaires : « Les démocrates veulent tout fermer, pas nous », a-t-il déclaré, tout en affirmant que « beaucoup de bonnes choses peuvent ressortir d’un shutdown », notamment l’occasion de réduire drastiquement les effectifs de la fonction publique.
Le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a dénoncé une stratégie de blocage : « Ce n’est pas une question d’orgueil, mais de défense du pouvoir d’achat des Américains, étranglés par les coûts de l’énergie, de la santé et de l’alimentation. »
Des conséquences économiques et sociales immédiates
Le Bureau budgétaire du Congrès estime qu’environ 750 000 fonctionnaires seront mis au chômage technique chaque jour. Les parcs nationaux resteront sans surveillance, les contrôles aériens risquent d’être perturbés, et le versement de certaines aides sociales pourrait être retardé.
Selon des analystes, chaque semaine de paralysie réduira la croissance annuelle du PIB américain de 0,2 point. Les marchés financiers restent pour l’instant calmes : le Dow Jones a même terminé en hausse mardi soir, atteignant un nouveau record malgré la crise.
Un parfum de déjà-vu
Le dernier shutdown, entre décembre 2018 et janvier 2019, avait duré 35 jours, un record historique. Cette fois encore, la durée de la paralysie reste incertaine. « Tout dépendra du temps que les démocrates maintiendront leur posture intenable », a estimé Russell Vought.
Alors que la présidentielle de 2026 se profile, ce bras de fer budgétaire illustre une fois de plus la fracture politique américaine, sur fond de lutte acharnée entre Donald Trump et une opposition démocrate déterminée à défendre ses priorités sociales.
Afrique
Europ et Moyen-Orient
Amériques
Asie










