L’intervention a été diffusée sur la page Facebook de la présidence. Contrairement à ce qui était prévu, elle n’a pas été retransmise sur la télévision nationale. Dans ce message, Andry Rajoelina n’a pas annoncé sa démission, malgré les pressions du mouvement de contestation « Gen Z » et d’une partie de l’armée. « Il n’y a qu’une seule issue pour résoudre nos problèmes : respecter la Constitution », a-t-il insisté, tout en rejetant les appels à son départ.
Le président affirme avoir échappé à une tentative de coup d’État
Le chef de l’État a également déclaré que des militaires avaient projeté un coup d’État dès le 25 septembre, au début des manifestations. Il affirme avoir reçu des informations selon lesquelles des soldats « voulaient [le] tuer » au palais d’Iavoloha, siège de la présidence.
Rajoelina a assuré s’être mis à l’abri dans un lieu sécurisé, sans révéler où il se trouve. « On m’a averti qu’on allait entrer et me tuer au palais », a-t-il expliqué, ajoutant avoir refusé l’envoi de troupes étrangères proposé par certains dirigeants de la SADC (Communauté de développement d’Afrique australe).
Exfiltration vers La Réunion selon RFI
Selon les informations de RFI, Andry Rajoelina aurait été exfiltré par un avion militaire français dimanche 12 octobre, avec l’accord du président Emmanuel Macron. Le dirigeant aurait d’abord été conduit à La Réunion, avant de rejoindre une destination tenue secrète, accompagné de sa famille.
Un pays dans l’incertitude
Alors que la contestation s’intensifie et que des fragments de l’armée ont rallié les manifestants, le message du président vise à éviter l’escalade. « Je veux éviter la confrontation entre Malgaches, surtout entre militaires », a-t-il plaidé, en appelant à « l’amour du pays ».
Mais son absence du territoire et le silence du gouvernement depuis plusieurs jours renforcent les doutes sur la stabilité du pouvoir à Antananarivo, où la tension reste palpable.
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