Le texte officiel qualifie ce retrait de « décision souveraine », dénonçant une CPI transformée, selon eux, en « instrument de répression néocoloniale au service de l’impérialisme ». Les autorités militaires des trois pays estiment que la Cour, créée pour juger les auteurs de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocides, applique des standards à géométrie variable.
Une alternative judiciaire sahélienne
Ce retrait s’inscrit dans une logique de rupture avec les institutions internationales occidentales. En mars dernier, Bamako, Niamey et Ouagadougou avaient déjà annoncé la création prochaine d’une Cour pénale et des droits de l’homme de l’Alliance des États du Sahel, ainsi qu’un projet de prison régionale de haute sécurité pour juger et incarcérer les auteurs de crimes graves et d’actes terroristes.
Une fracture avec la justice internationale
En claquant la porte de la CPI, les trois pays du Sahel renforcent leur isolement diplomatique mais réaffirment leur volonté d’asseoir une souveraineté judiciaire régionale. Ce choix alimente toutefois les inquiétudes des ONG et de la communauté internationale, qui considèrent la CPI comme un outil indispensable contre l’impunité dans une région marquée par des violences armées persistantes.
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