Les députés concernés affirment protester contre la gestion du groupe par Chrysostome Blessy.
Dans une déclaration, Athanase Kouamé, l’un des parlementaires frondeurs, évoque notamment « un défaut de concertation, un déficit de communication et l’exclusion des anciens députés des postes du bureau de l’Assemblée ». Selon lui, cette démarche vise à « éclairer un dysfonctionnement qui porte préjudice à la cohésion » du groupe parlementaire.
De son côté, la députée de Bocanda, Eliane N’Zi N’da, estime que « le silence et l’inaction ne peuvent plus être une option ». Elle dénonce plus largement « de graves dysfonctionnements dans l’organisation et la stratégie du parti », à la suite de la contre-performance enregistrée lors des dernières élections législatives.
Lors des législatives de décembre, le PDCI-RDA a vu le nombre de ses députés chuter de moitié, passant d’un objectif espéré de plus de 60 sièges à environ 30 députés à l’Assemblée nationale. Un résultat qui continue d’alimenter les débats internes au sein du parti.
La direction appelle à relativiser
Interrogé sur ces tensions, Chrysostome Blessy a tenté de relativiser la situation. Dans les colonnes du journal Le Nouveau Réveil, proche du parti, il affirme ne pas avoir encore pris de décisions majeures concernant le fonctionnement du groupe parlementaire. « Je n’ai pas encore posé des actes de commandement », a-t-il déclaré.
Une introspection attendue au sein du parti
Ces nouvelles défections surviennent alors que le PDCI-RDA envisage la tenue, dans le courant de l’année, d’un bureau politique destiné à réviser les textes du parti et mener une introspection sur son fonctionnement et sa stratégie politique.
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