Selon le communiqué officiel, cette décision vise à « préserver l’ordre public et garantir la sérénité du processus électoral ». Elle fait suite à une recommandation du Conseil national de sécurité (CNS), qui, deux semaines plus tôt, avait déjà interdit toute manifestation contestant les décisions du Conseil constitutionnel.
Une mesure ciblant les oppositions
Cette interdiction concerne principalement les mobilisations du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI). Ces deux formations protestent depuis le 8 septembre contre l’invalidation des candidatures de Tidjane Thiam et Laurent Gbagbo par le Conseil constitutionnel.
Les deux partis dénoncent également la nouvelle candidature du président sortant Alassane Ouattara, qui brigue un quatrième mandat, jugé « anticonstitutionnel » par ses adversaires.
Vives tensions et répression des rassemblements
La tension est montée d’un cran la semaine dernière, après une marche interdite organisée par l’opposition. Selon le ministère de l’Intérieur, 710 personnes ont été interpellées, et une cinquantaine d’entre elles ont été condamnées à trois ans de prison ferme pour « troubles à l’ordre public ».
Malgré les appels à l’apaisement lancés par plusieurs organisations de la société civile, la décision d’interdire les rassemblements politiques suscite des inquiétudes quant à la liberté d’expression et à la tenue pacifique de l’élection.
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