Le Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire a rejeté la candidature de Tidjane Thiam au motif d’un « défaut de résidence continue de cinq ans sur le territoire national », une condition que ses avocats contestent fermement. Pour l’équipe de Thiam, cette décision est non seulement injustifiée, mais aussi politiquement motivée.
Dans une lettre envoyée au Secrétaire général de l’ONU, Tidjane Thiam appelle à une intervention urgente de la communauté internationale pour garantir « un processus électoral crédible, transparent et inclusif ».
« Mon exclusion est un signal alarmant pour la démocratie en Côte d’Ivoire. Je demande aux Nations Unies d’envoyer une mission d’observation renforcée et d’ouvrir un dialogue avec les autorités ivoiriennes pour préserver la paix sociale et le droit à la participation politique de tous les citoyens », écrit-il.
Tidjane Thiam, perçu comme un candidat capable de rassembler au-delà des clivages traditionnels, portait l’espoir d’un renouvellement politique. Son exclusion représente un coup dur pour la frange modérée de l’opposition, qui misait sur sa stature internationale et son image de technocrate rigoureux.
Des personnalités de la société civile, comme l’écrivain Armand Yao, dénoncent une « chasse aux opposants élégants », tandis que des jeunes militants du PDCI, le parti qui soutenait Thiam, promettent de « résister par les urnes et dans la rue ».
Si l’Union africaine n’a pas encore réagi officiellement, plusieurs diplomates européens à Abidjan, sous couvert d’anonymat, s’inquiètent de ce qu’ils qualifient de « dérive pré-électorale préoccupante ».
La lettre de Thiam pourrait contraindre les Nations Unies à prendre position, dans un contexte où la stabilité de la Côte d’Ivoire est jugée cruciale pour toute la sous-région.
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