Le président sortant, Denis Sassou-Nguesso, 82 ans, brigue un cinquième mandat consécutif. Six autres candidats étaient officiellement en lice, mais les principaux partis d’opposition n’ont pas présenté de candidats, laissant la compétition sans figures majeures de l’opposition.
Dépouillement dans les bureaux de vote à Brazzaville
Dans certains quartiers de la capitale Brazzaville, comme le quartier des Quinze, réputé favorable au président sortant, le dépouillement a été effectué directement dans les bureaux de vote.
Les résultats ont été inscrits à la craie sur les tableaux noirs, sans présence notable d’observateurs citoyens pour en assurer le suivi ou la diffusion en ligne, en raison de la coupure des communications.
Une participation limitée dans la capitale
Selon des témoignages recueillis dans plusieurs bureaux de vote des quartiers de Poto-Poto, Ouenzé et Talangaï, réputés proches du pouvoir, mais aussi dans les zones plus critiques comme Makélékélé ou Bacongo, la participation s’est faite au compte-gouttes.
Dans certains cas, les opérations de vote n’ont pas commencé à l’heure prévue de 7 heures, les responsables des bureaux attendant l’arrivée complète du matériel électoral.
La journée s’est déroulée dans une atmosphère inhabituelle : circulation réduite, activités suspendues et absence d’événements publics, les autorités ayant limité les déplacements et activités en dehors du vote.
Des positions divergentes parmi les électeurs
La majorité présidentielle avait multiplié les appels à la mobilisation pour lutter contre l’abstention. En revanche, une partie de l’opposition a dénoncé un « simulacre d’élection » et appelé au boycott du scrutin.
Certains électeurs ont néanmoins choisi de voter. Sébastien, rencontré dans un bureau du collège Antonio Agostinho Neto, a expliqué au micro de rfi avoir accompli son devoir civique : « Je viens de voter. L’homme doit remplir ses droits et choisir son président ».
D’autres citoyens ont décidé de ne pas participer au vote. Vivienne, 33 ans, diplômée sans emploi, estime que la situation politique du pays ne permet pas un véritable choix démocratique.
Une coupure des communications très critiquée
La coupure du réseau téléphonique et d’internet a suscité de nombreuses critiques parmi les habitants. Certains estiment qu’elle empêche la diffusion d’informations sur le déroulement du scrutin et complique la communication à travers le pays.
Cette interruption des communications rend également difficile l’évaluation du déroulement du vote dans les régions de l’intérieur du pays, les organisations de la société civile et les observateurs indépendants n’étant pas joignables.
À l’issue du scrutin, aucune date n’a encore été annoncée pour la publication des résultats officiels de cette élection présidentielle.
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