Selon la Constitution en vigueur, le chef de l’État, âgé de 82 ans, peut briguer un dernier mandat de cinq ans. S’il est réélu, il prolongerait une présence à la tête du pays qui totalise déjà 41 années de pouvoir.
Une démonstration de force à Brazzaville
Pour ce dernier jour de campagne, Denis Sassou-Nguesso a organisé un grand meeting dans la capitale Brazzaville, sur le boulevard Alfred Raoul. L’événement, marqué par une forte mobilisation, s’est déroulé dans une ambiance festive et sous un important dispositif de sécurité.
Des milliers de partisans, principalement des jeunes et des femmes, ont été mobilisés et transportés vers le lieu du rassemblement. Vêtus aux couleurs des mouvements de soutien au président-candidat, ils ont brandi divers accessoires à l’effigie de ses surnoms politiques, tels que « l’éléphant » ou « le baobab ».
Dans les discours prononcés par ses soutiens, Denis Sassou-Nguesso a été présenté comme le garant de la stabilité et de la paix dans le pays.
Projets et promesses pour un nouveau mandat
Lors de son intervention, le président sortant, vêtu d’une chemise blanche, a prononcé un long discours sans notes. Il a mis en avant son bilan et ses projets, promettant notamment la création de milliers d’emplois, la moralisation de la vie publique et l’attraction de nouveaux investisseurs afin de mieux exploiter les ressources naturelles du pays.
Le mot d’ordre du camp présidentiel reste une victoire dès le premier tour, souvent évoquée sous la formule « coup K.O. ». Les responsables de la majorité appellent également les électeurs à se mobiliser pour le scrutin, dans un contexte où le risque d’abstention inquiète les autorités.
Une opposition aux moyens plus limités
Face au président sortant, les autres candidats poursuivent également leurs derniers meetings, mais à une échelle plus modeste. Sur l’avenue Avenue Matsoua à Brazzaville, le candidat Vivien Manangou a rassemblé quelques centaines de partisans. L’universitaire a dénoncé une campagne électorale déséquilibrée.
Un autre candidat, Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, a également tenté de rejoindre une dernière localité pour clôturer sa campagne, mais s’est retrouvé bloqué dans les embouteillages en fin de journée.
À l’approche du scrutin du 15 mars, l’élection présidentielle au Congo-Brazzaville s’annonce déterminante pour l’avenir politique du pays.
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