Selon les autorités, la police a eu recours à des balles en caoutchouc et à des gaz lacrymogènes pour disperser des centaines de manifestants en colère. Ces derniers dénoncent des délestages qui plongent les foyers et les entreprises dans le noir pendant plus de 12 heures consécutives, aggravant une situation économique déjà fragile.
Dans les rues de la capitale, des barricades de pneus enflammés et de pierres ont été dressées. Plusieurs incidents de pillage ont également été signalés, ainsi que des actes de vandalisme contre des infrastructures publiques. Des stations du téléphérique récemment inauguré, symbole du projet de modernisation du président Andry Nirina Rajoelina, ont été incendiées.
Les tensions ont pris une tournure politique : selon la presse locale, trois domiciles de personnalités proches du chef de l’État ont été pris pour cible par les émeutiers.
Face à l’ampleur des violences, le chef de la police, Angelo Ravelonarivo, a annoncé l’instauration d’un couvre-feu strict, en vigueur de 19h jeudi à 5h vendredi, « jusqu’au retour du calme ».
Aucune information officielle n’a encore été communiquée sur le nombre de blessés ou d’éventuelles victimes.
Le mouvement de contestation, né sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, mobilise principalement une jeunesse frustrée par les difficultés d’accès aux services de base et par une crise énergétique persistante.
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