Âgé de 68 ans, le chef de l’État s’appuie sur la nouvelle Constitution, approuvée par référendum en 2023, qui supprime la limitation à deux mandats présidentiels et prolonge leur durée de cinq à sept ans. Selon les chiffres officiels, plus de 95 % des votants ont soutenu cette réforme, bien que l’opposition y voie une stratégie visant à prolonger indéfiniment le pouvoir du président en place.
« Je réponds à votre appel. Oui, je suis candidat à la prochaine élection présidentielle », a déclaré Faustin-Archange Touadéra devant une salle acquise à sa cause.
Élu une première fois en 2016, Touadéra s’est maintenu à la tête du pays grâce, entre autres, à l’appui de partenaires extérieurs, notamment les mercenaires du groupe russe Wagner, déployés à partir de 2018 pour combattre les groupes rebelles. Malgré cet appui, le pays reste confronté à l’insécurité, avec une présence active de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), qui continue de défier l’autorité de l’État.
La République centrafricaine, riche en ressources naturelles mais classée parmi les pays les plus pauvres du globe, peine à sortir d’une instabilité chronique marquée par des coups d’État et des rébellions depuis son indépendance en 1960.
La date exacte du scrutin présidentiel prévu en décembre 2025 n’a pas encore été fixée. De nombreuses voix dans l’opposition et au sein de la société civile redoutent qu’une telle réforme ne transforme le régime en une présidence sans fin.
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