Après plusieurs jours de silence officiel, une source proche du parquet de Bangui a confirmé la disparition du détenu, sans fournir davantage de détails. Du côté du ministère de l’Intérieur, les autorités évoquent prudemment une « enquête en cours suite à une évasion », sans préciser les conditions exactes de l’incident.
Une disparition aux zones d’ombre
Nourd Gregaza était détenu à l’Office central de répression du banditisme (OCRB), une unité policière d’élite réputée pour son haut niveau de sécurité et où sont incarcérés plusieurs prisonniers dits « sensibles ». Sa disparition dans la nuit du 14 au 15 janvier alimente donc de nombreuses spéculations, notamment parmi ses proches, qui doutent de la thèse d’une simple évasion.
Ces derniers évoquent la possibilité d’un enlèvement et soulignent les liens présumés entre certaines unités de sécurité et les paramilitaires russes du groupe Wagner. Ils rappellent également que Nourd Gregaza entretenait des relations conflictuelles de longue date avec plusieurs membres du gouvernement, issus du même groupe ethnique que lui.
Un profil controversé
Expulsé de France en septembre 2024 après avoir purgé une peine de 20 ans de prison pour homicide, Nourd Gregaza avait été interpellé dès son arrivée à Bangui. Il était officiellement poursuivi pour complicité de meurtre et d’assassinat. Le parquet centrafricain le considérait comme le « responsable moral » de graves violations des droits humains attribuées à des combattants du PRNC dans le nord-est du pays.
Alors que les autorités restent discrètes, cette disparition embarrassante ravive les inquiétudes sur la gestion des détenus sensibles et sur le climat sécuritaire et politique en Centrafrique.
Afrique
Europ et Moyen-Orient
Amériques
Asie










