Cette décision intervient alors que de nombreuses personnes restent bloquées dans la bande de Gaza, en proie à une crise humanitaire persistante.
Ces mesures prolongées, initialement mises en place en décembre 2023, s’adressent aux Palestiniens ayant quitté Gaza le 7 octobre 2023 ou avant. Elles leur permettent de présenter, sans frais, des demandes de permis d’études, de permis de travail ouvert, de séjour temporaire ou encore de prolongation de leur statut de résident temporaire.
Dans un communiqué diffusé vendredi soir, IRCC a précisé qu’au 8 juillet 2025, plus de 1 750 personnes ayant quitté Gaza avaient réussi les contrôles de sécurité et reçu l’autorisation de venir au Canada. Parmi elles, plus de 860 sont déjà arrivées en sécurité sur le sol canadien.
Cette annonce intervient alors que plusieurs voix s’élèvent pour demander une accélération du traitement des demandes de visa dans le cadre du programme spécial destiné aux membres de familles de Canadiens d’origine palestinienne. Ces derniers tentent désespérément de fuir les violences dans le territoire palestinien.
Debbie Rachlis, avocate en droit de l’immigration à Toronto, a déclaré la semaine dernière qu’elle représente des dizaines de demandeurs et qu’au moins cinq d’entre eux sont décédés pendant qu’ils attendaient leur visa.
Le programme exige que les candidats fournissent des données biométriques – empreintes digitales et photographies – en personne dans un centre de traitement d’IRCC. Or, aucun bureau de ce type n’est disponible dans la bande de Gaza, ce qui complique fortement les démarches.
Le ministère reconnaît les difficultés rencontrées par de nombreuses personnes ayant déposé une demande dans le cadre de cette voie d’accès à la résidence temporaire pour les membres de la famille élargie. Plusieurs n’ont pas pu quitter Gaza pour fournir leurs données biométriques ni finaliser leurs dossiers.
Le Canada affirme poursuivre ses efforts diplomatiques pour faciliter le départ et assurer la sécurité des civils encore présents à Gaza, tout en précisant que les décisions finales d’évacuation ne relèvent pas de sa juridiction.
Enfin, IRCC rappelle que les personnes concernées par les mesures prolongées pourront toujours déposer, sans frais, des demandes de permis de travail ou d’études une fois sur le territoire canadien. Le gouvernement affirme suivre de près l’évolution de la situation au Moyen-Orient et se dit prêt à ajuster sa réponse en conséquence.
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